Review Revoltech 001 – Kenshirō

Introduction

Depuis 2000 ans se transmet une effroyable technique de kung-fu, nommée Hokuto Shinken. Sous l’enfilade des sept étoiles, par la faute du Hokuto Shinken qui entraîne une mort immédiate, les tragédies se sont succédées…

Bien, bien… Dois-je vraiment vous présenter ce personnage emblématique qui marqua toute une génération dans les années 80 ? Et d’abord avez-vous deviné de qui je parle… ?

Donc commençons par le commencement, il s’agit bien sûr de Kenshirō, l’invincible combattant d’une époque post-apocalyptique toute droit sortie de Mad Max. À l’origine, Ken fût désigné comme héritier légitime du Hokuto Shinken parmi ses autres frères d’armes, Raoh (l’ambitieux), Toki (le sage) et Jagi (l’ordure). Dès lors, sa vie sera semée d’embûches… A commencer par l’enlèvement de sa bien-aimée, Yuria, rapt perpétré par son vieil ami, Shin, lui aussi héritier d’une autre prestigieuse école d’arts martiaux : le Nanto Seiken ! C’est ainsi que l’histoire, que vous devez tous connaître, débute… Inutile, donc, de vous raconter la suite.
Tout au long de cet article, nous nous pencherons sur ce “ Kenshirō version plastique”, réalisé avec brio par Kaiyodo et Revoltech…

Beat box

Tout d’abord l’aspect de la boite de Kenshirō :

L’emballage de ces figurines est de conception très minimaliste. Kenshirō est proposé dans une petite boîte avec fenêtre sur la face qui permet de voir la figurine et tous ses accessoires. Sur cette même facette sont gravés le nom (en doré) ainsi que celui du sculpteur, sans oublier bien sûr la marque du produit. Le logo Hokuto no Ken est également présent avec un numéro de série qui correspond à l’ordre de sortie du perso. Ici le N°001, c’est-à-dire Ken.

La face arrière est également intéressante, puisqu’on peut y admirer les nombreuses possibilités de la figurine, ainsi que les accessoires fournis. On y trouve également une petite illustration représentant Falco et Kenshirō, accompagnée d’un texte en kanji. Ne comprenant pas le Japonais, il me sera cependant difficile de vous décrire l’intérêt de la chose.

Autre élément à signaler, la bande de papier contournant la boîte. Sur la face avant, nous pouvons y remarquer Kenshirō avec un logo commémorant les 25 ans du manga. A l’arrière, un simple listing illustré des personnages à venir (avec dates et numéro de séries). On peut noter qu’ils sont au nombre de 7, un petit clin d’œil sympa, non ?

Sinon je dirais qu’en gros il ne s’agit pas d’un emballage attrayant, mais il peut quand même attirer votre attention.

Une histoire de revolver

Esthétisme et possibilités de Kenshirō :

Voilà ! Nous sommes enfin à la partie qui devrait être la plus “passionnante” de l’article, à savoir la figurine elle-même !

Pour débuter, je vais d’ abord vous parler de Revoltech, qui a la réputation d’avoir mis en place un système d’articulation “révolutionnaire”, des sortes de boules crantées (appelées aussi “Revolver Joint”), qui permettent toutes sortes de poses à nos personnages préférés, ce qui fait d’ailleurs toute la singularité de cette gamme exceptionnelle.

Tout d’ abord, la figurine, mesurant à peu près 15cm, est impressionnante au niveau de la finition. Rien à voir avec les 199x et les 200x. Kenshirō “plastique” est très fidèle à l’original. Les teintes sombres des vêtements rendent vraiment le tout homogène. Personnellement, par rapport au corps, je regrette que les cicatrices du torse soient discrètes, alors dans ce cas autant ajouter un t-shirt rouge du plus bel effet. On pourra aussi reprocher que le visage “bouche fermée” est moins convaincant que la deuxième tête disponible dans la boite. L’expression de cette dernière est extraordinaire, on entendrait presque les légendaires “ATATATATATATA” de notre héros préféré.

Matsûra Ken, le sculpteur, a fait de l’excellent travail.

Donc inutile de vous préciser que ce visage convient vraiment mieux si vous envisagez de le mettre en position de combat ou le montrant effectuant une de ses fameuses technique du Hokuto. D’ailleurs pour parfaire le tout, ce set vous mets à disposition 5 jeux de mains différents (soit 10 mains en tout) ! Et malgré le nombre hallucinant d’articulations, elles restent assez peu visibles suivant les positions effectuées.

Niveau personnalisation, chez Kaiyodo, on a poussé le vice un peu plus loin en y incluant son fameux nunchaku (ce qui n’est pas vraiment original, cf. 199x et 200x) et un deuxième biceps droit ainsi qu’un bout de veste qui permet d’ avoir un Ken, avec une seule épaulette, fidèle à ses débuts dans le manga. Vous pouvez ainsi le customiser à votre guise, le montage est simple et bien évidemment c’est un gros plus.
Autant vous dire tout de suite qu’avec tout ces accessoires et au vu de la très grande mobilité du corps, toutes les mises en scènes sont possibles, vous aurez de quoi vous amuser… Un peu à la manière d’un Monsieur Patate ! Mais un Monsieur Patate qui a de la gueule !

Seul bémol par rapport à la mise scène, et là je m’adresse tout particulièrement aux gens qui achèteront seulement Ken. En effet, il est presque nécessaire d’avoir un modèle du punk Zeed (la deuxième figurine de la gamme, N°002 donc) pour réaliser une mise en scène du plus bel effet.

Gamme de prix :

Le prix reste raisonnable dans les boutiques francophones (et plus ou moins identique au tarif import). Il se négocie entre 20,90€ et 25€ (FDP-out), jusqu’à ce qu’il soit encore trouvable.

Je crois que je vais conclure

Les points positifs :

  • Deux visages disponibles.
  • 5 jeux de mains différents.
  • Possibilité de mouvement incroyable.
  • Accessoires permettant de customiser la figurine comme bon vous semble.
  • Fidélité de la sculpture et de la finition par rapport au manga.
  • Discrétion des articulations.

Les points négatifs :

  • Inégalité de réalisme entre les deux têtes.
  • Les cicatrices sont discrètes.

Les points mitigés :

  • Trop d’articulations.
  • Un t-shirt rouge aurait été le bienvenu.

Malgré ses défauts, cette figurine a beaucoup de qualités et même les néophytes en matière de collection peuvent y trouver leur compte. L’association Revoltech et Kaiyodo nous offre une belle gamme qui risque de se bonifier personnages après personnages.

Si vous voulez une belle et peu onéreuse figurine de l’héritier de la grande ours, n’hésitez pas ça serait un crime !

Faites tourner !

Un Kanzenban est un volume en édition collector. Ces volumes sont généralement plus coûteux et plus fournis, avec des caractéristiques spéciales telles que des couvertures conçues spécifiquement, un papier de plus haute qualité, une couverture de protection spéciale, etc.

Seuls les mangas les plus populaires paraissent sous ce format.

Un tankōbon est le terme japonais pour un recueil de chapitres de manga. En 1955, les éditeurs décident de republier les mangas diffusés par intermittences dans les magazines en un format poche à couverture souple. Il compile plusieurs chapitres d'une même série et les publie sur du papier de haute qualité. Ce sont ces versions qui sont utilisées pour les traductions européennes et américaines.

Weekly Shōnen Jump, fréquemment abrégé en Shōnen Jump, est un magazine de prépublication de mangas hebdomadaire de type shōnen créé par l’éditeur Shūeisha le 2 juillet 1968 et toujours en cours de publication. Il fait partie de la gamme de presse « Jump » de l’éditeur, celle-ci étant destinée à un public masculin de tous âges.

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