Les prémices de Hokuto no Ken

Avant de connaître le succès avec Hokuto no Ken, le jeune Tetsuo Hara a publié plusieurs essais.

Mad Fighter

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Un seul chapitre, racontant l’histoire d’un jeune homme bien décidé à venger sa bien-aimée, victime d’un gang de motards. Une histoire de vengeance, des motos, des vilains gigantesques et beaucoup de larmes… pas de doute on est sur la voie de Hokuto no Ken.

Crash Hero

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L’histoire d’un jeune motard professionnel, en compétition contre la Red Army Team.
Cette histoire, en un seul chapitre, est beaucoup moins violente, Hara s’étant probablement résigné à conquérir un plus jeune public…

The Iron Don Quixote

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Hara passe pour la première le cap du simple chapitre et dessine 6 chapitres d’une histoire assez proche de Crash Hero. L’histoire est centrée autour de la rivalité entre deux motards (son adversaire étant un clone de Shin). Le trait de Hara devient plus complexe et les détails foisonnent.

Hokuto no Ken (premier pilote)

hokutopilot1Première version de Hokuto No Ken publiée dans le Boy’s Jump Special Edition d’avril 83. Elle comporte 51 pages et a été réimprimée dans le volume 2 de The Iron Don Quixote et comme Mémoire de Hokuto No Ken dans le All About The Man.

Cette histoire se déroule en dehors du monde de Hokuto No Ken tel que nous le connaissons. Toutes les contradictions ne sont pas le résultat d’une mauvaise traduction. Buronson ne participant pas encore à ce projet ni au suivant (voir plus bas), l’histoire est totalement de Hara.

Il y a 1800 ans, durant la période des Trois Royaumes, lorsque la Chine était prise dans le chaos de la guerre, les moines Bouddhistes, désirant le retour de la paix, donnèrent naissance à un art martial d’assassin. Cet art secret était appelé Hokuto Fist. En Chine, les étoiles de la Grande Ourse représentent les Dieux qui règnent sur la Mort. De nos jours, après 1800 ans d’histoire, ici au Japon, un père et son fils tente secrètement de préserver cet art martial destructeur…

L’histoire ne se déroule PAS après l’apocalypse nucléaire. Elle se déroule de nos jours.  Kenshirō est un adolescent et n’a pas de cicatrices sur le torse. Il utilise l’art Ryūken Hiden Hokuto Shinken pour protéger son père et sa copine Yuki (et non Yuria). D’un seul coup de poing, il fait exploser un taureau.

Remarque : Kenshirō est épelé en kanji qui signifie “Quatrième Fils du Poing”. Le  Kenshirō qu’on connaît mieux a son nom épelé en katana.

Le père de Kenshirō fait promettre à Yuki de ne jamais révéler le secret de la famille Liu à personne. Ken trouve que cette technique est inutile en temps de paix. ”C’est peut-être vrai” admet son père. ”Mais cet art secret est passé de père en fils depuis 21 générations et m’a été transmit par Liu Zheng… mon devoir est de le transmettre à nouveau. Le Mal ne meurt jamais. Peut-être que cet art te servira un jour !” Apparemment Ken veut vivre normalement et part en ballade en moto avec Yuki.

Après avoir ramené sa copine à son appartement, Ken se retrouve face à Gōda, un géant coiffé comme un mohican. Ce dernier l’ignore et entre dans l’appartement. Yuki aperçoit alors le géant déchirer en deux son voisin, un politicien nommé Sasaki. Lorsque Ken retourne chez lui, il reçoit un appel de Yuki qui l’informe du meurtre. Ken comprend qu’il doit s’agir du géant. Mais avant qu’elle ne puisse raccrocher, elle aussi se fait mutiler par les griffes d’Ours du géant. Ken bondit sur sa moto mais arrive trop tard. pendant ce temps, son père se prend une balle dans l’épaule, tirée par un tueur à gages. Ken tue le meurtrier d’un seul coup de pied. Le père de Ken comprend que Yuki a été tuée à mains nues, ce qui veut dire…

Les flics arrivent dans l’appartement de Yuki. Le père de Ken suggère à son fils de laisser cette affaire entre les mains de la police. Un détective pourri arrête Ken pour meurtre en déclarant qu’il a un témoin. Ken et son père finissent en prison.

Le père de Ken révèle qu’il sait qui est le véritable assassin de Yuki : un maître du Taishan Temple Fist (Taizanji kenpou): le seul poing assassin qui peut-être égal au Hokuto God Fist. Le Taishan Temple Fist, basé sur la Mount Tai (Taishan) en Chine, donne officiellement des cours de boxe mais officieusement ce temple cache un groupe d’assassins sans peur. Cette organisation de criminels s’est payé les politiciens les plus influents du monde, ce qui la rend extrêmement puissante. Maintenant ils tentent de prendre le contrôle du Japon.

Ken, ayant Yuki à l’esprit décuple sa force et se libère. Avant de s’enfuir, Ken dit à son père : « Il est temps maintenant que le Poing Hokuto aie le pouvoir de vie ou de mort. » En partant, il passe par le bureau du détective et colle ses – pas encore célèbres – 100 coups de poings de la Grande Ourse.

Gōda attaque Ken avec la technique des Griffes d’Ours du Taishan Temple Fist. Ken n’a pas besoin de s’énerver pour le descendre. La technique du Hokuto God Fist’s Five Finger Violent Shots fait exploser les mains du géant. Les muscles de Ken se développent, faisant exploser sa veste. Ken frappe alors Gōda au torse avec les deux poings en même temps, utilisant la technique des Vagues du Dragon. Ken explique : « Les gens utilisent 30 % de leur force, mais le secret de l’art du Poing Hokuto est de savoir utiliser les 70 % restants et de faire exploser les corps de l’intérieur. » Gōda ne le croit pas et finit par exploser.

Ken frappe le chef de la police à la tête et sort de son bureau. Avant que le policier ne lui tire dans le dos, sa tête explose. Ken porte alors son père hors de la prison. « Père, j’ai ouvert les yeux… il y a tellement de pourritures dans le monde qui méritent la mort.

Hokuto no Ken (deuxième pilote)

hokutopilot2Le second pilote, paru dans le Boys’ Jump Special Edition de juin 83, comporte 49 pages et fut réimprimé dans le second volume de The Iron Don Quixote.

Un jeune couple, Ryū et Yōko sont poursuivit par des assassins du Taishan. Ils ont désobéis aux ordres d’assassinat et sont devenus des renégats. Ken, un peu plus vieux (peut-être quelques mois ?) que lors de sa dernière apparition, sauve le couple.

Pour la première fois, il est habillé dans un costume proche de celui de HNK bien qu’il possède une manche droite très longue et qu’il n’ait toujours pas de cicatrices sur le torse. Pour la première fois, il se présente comme étant Kasumi Kenshirō. Après avoir sauvé Ryū et Yōko, Ken s’éloigne puis s’évanouit.

Apparaît alors le Leader Suprême du Taishan. Ken s’est autrefois débarrassé de cinq tueurs Taishan de seconde main, Gouda compris. Le leader fait alors appel au tueur de classe A Kinbu Baiken afin qu’il s’en débarrasse. Baiken fait une démonstration de sa puissance en décapitant le tigre du Leader avec ses dents.

Ryū et Yōko, installés dans un hangar désaffecté, découvrent Ken endormi, fatigué d’être sans arrêt poursuivit. Ils commencent alors à réfléchir sur leur avenir. Pourront-ils toujours échapper à leurs maîtres ? Ryū s’en veut d’avoir entraîner Yōko, qui était un femme ordinaire dans ce monde d’assassins. Yōko est si naïve qu’elle pense que seul la police peut les aider. Ryū lui explique que le police est dirigée par ces mêmes assassins et que leur seul espoir vient de Ken. Afin de vérifier si Ken est vraiment leur sauveur, Ryū l’attaque dans son sommeil avec un couteau.

Bien sûr, Ken se réveille à temps et attrape le couteau entre l’index et le pouce. ”C’est ainsi qu’on réveille les gens au Taishan ?Ryū et Yōko décident de se battre à ses côtés, mais Ken refuse, se rappelant de Yuki qui, comme Yōko désirait d’avoir une vie normale et s’éloigne. Ryū lui donne un carnet d’adresses, révélant les détails sur la branche japonaise du Taishan. Ken le remercie et sort de l’hangar pour se retrouver face à la police accompagnée de Baiken. Les flics descendent Ryū et Yōko, qui s’effondrent, main dans la main sur le sol. Ken s’enfuit en volant une jeep de la police.

Baiken arrive près du trône du Leader Suprême à la recherche de Ken et le trouve sur le trône ! Etant d’une classe supérieure, Baiken est plus difficile à vaincre que Gouda. Mais les multiples coups que Ken lui porte brisent tout les os. « Ça… Ça serait donc ça le Poing du Dieu de la Mort, le Poing du Dieu Hokuto–? »

Dans la dernière scène, Ken s’éloigne de Baiken, mourant. « Hmm, c’est vrai… je suis le fils du Dieu de la Mort…« 

Commentaire(s)

Un gaiden est un mot japonais signifiant "histoire parallèle" ou "conte". Le mot est utilisé fréquemment dans la fiction japonaise pour décrire un spin-off d'une oeuvre existante, ce n'est ni une séquelle, ni une préquelle. Cependant, certains gaiden sont aussi des réécritures d'histoires connues, mais vues depuis un autre personnage, une sorte de flashback.

Un Kanzenban est un volume en édition collector. Ces volumes sont généralement plus coûteux et plus fournis, avec des caractéristiques spéciales telles que des couvertures conçues spécifiquement, un papier de plus haute qualité, une couverture de protection spéciale, etc.

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Un tankōbon est le terme japonais pour un recueil de chapitres de manga. En 1955, les éditeurs décident de republier les mangas diffusés par intermittences dans les magazines en un format poche à couverture souple. Il compile plusieurs chapitres d'une même série et les publie sur du papier de haute qualité. Ce sont ces versions qui sont utilisées pour les traductions européennes et américaines.

Weekly Shōnen Jump, fréquemment abrégé en Shōnen Jump, est un magazine de prépublication de mangas hebdomadaire de type shōnen créé par l’éditeur Shūeisha le 2 juillet 1968 et toujours en cours de publication. Il fait partie de la gamme de presse « Jump » de l’éditeur, celle-ci étant destinée à un public masculin de tous âges.