Interview du cast « La Légende du Véritable Sauveur » (2005)

Interview du casting réalisée juste avant le lancement du projet.

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Tetsuo Hara : Dans l’anime, je n’ai pas eu l’occasion de dessiner les actions, faits et gestes et combats de Kenshirō et Raoh. Ça va complètement changer la donne maintenant ! J’ai envie de voir de la puissance en vitesse devant mes yeux !

Tsukasa Hōjō : La méthode de représentation pour ce film, c’est l’animation… C’est une méthode de représentation typique du cinéma. C’est pour cela que lorsque j’ai dessiné Leina, je ne l’ai pas fait en tant que Mangaka et j’ai participé à ce projet en tant qu’acteur. Avant de commencer, voici un message de la part du seul et unique producteur a avoir fait confiance à Hokuto no Ken, il était éditeur en chef… Il est maintenant producteur général et scénariste, Nobuhiko Horie.

legende_sauveur_cast3Nobuhiko Horie : A l’heure actuelle cet opus date de 22 ans mais le héros mythique du manga Hokuto no Ken, Kenshirō a laissé à jamais sa prestance, et sa personnalité dans les esprits jusqu’au dernier épisode. Même si en réalité, il y avait derrière ce succès Maître Buronson et Maître Tetsuo Hara qui travaillaient d’arrache-pied durant tous ces épisodes. Et Dieu seul sait que tous ces épisodes étaient vraiment captivants! De là , nous nous sommes tous retrouvés, avons pris sur notre emploi du temps pour concocter cette nouvelle saga de Hokuto no Ken composée de films et OVAs en 5 épisodes. Depuis le départ, nous supposions que le poing du Hokuto datait d’environ 2000 ans. Nous voulons avec ce nouveau projet de film avoir le même impact sur nos fans que celui de Stars Wars a pu avoir sur les leurs, avec un nouvel épisode qui serait “l’épisode 4”. D’ailleurs, à l’heure actuelle on pourrait dire que le nouveau carton de cette saga qui est publiée dans l’hebdomadaire Comic Bunch, Sōten no Ken est un “épisode 3” de cette saga. Le Japon aurait hérité de la légende du Hokuto durant “l’épisode 2”, et “l’épisode 1” serait la naissance du Hokuto durant la période Sangokushi (les 3 royaumes). Ce sera le premier épisode à être dessiné fidèlement par rapport à son œuvre originale, et ce nouvel épisode sera entrecoupé en 5 parties. A partir de là notre seul souhait est de voir que cet épisode aura un franc succès et que nous pourrons librement continuer à adapter l’épisode 3, puis le 2… Nous avons décidé de répartir ces 5 parties en les centrant chacune sur les personnages phares de la saga, les 3 frères du Hokuto: Raoh, Toki, Kenshirō, et sur l’héroïne Yuria. En plus de cela, nous avons décidé d’intégrer un personnage inédit au manga d’origine, Reina. Ce nouveau personnage, très proche de Raoh est d’une importance capitale dans cet épisode. Nous avons fait appel à Mr. Tsukasa Hōjō pour le chara-design de ce personnage et à Mlle Shibasaki pour interpréter le personnage. Lors de sa mort, Raoh cria “Je n’ai aucun regrets !”, vous comprendrez le véritable sens de ces paroles en regardant ce film.

legende_sauveur_cast4Takahiro Imamura : A propos de ce choix, au niveau du format de publication, en choisissant des sorties cinéma et en découpant la saga en 5 parties… Ce type de projet aurait pu paraître totalement fou à l’époque du début de la série. A l’époque, les moyens mis en œuvre par la société de production de l’animation (ndrl : Toei Animation) n’était pas suffisant pour pouvoir retranscrire fidèlement ce que le manga d’origine pouvait véhiculer. Aujourd’hui grâce à l’amour de ses producteurs et aux moyens dont nous disposons nous pouvons enfin retranscrire fidèlement le monde de Hokuto no Ken tel qu’il est dans son œuvre d’origine, et nous espérons continuer longtemps dans ce sens… Et c’est en construisant des bases solides dès maintenant que les futurs projets à venir de la série pourront continuer, en nous aidant les uns les autres. Mais il y a également un autre point sur lequel je voulais mettre l’accent. C’est que les acquis du passé ne seront pas absents sur cette nouvelle série, en élaborant le design du personnage de Kenshirō par exemple, nous avons voulu lui donner un regard assassin, un regard qui ferait frémir tous les plus grands guerriers de ce monde. Pour le personnage de Reina, nous avons demandé à Mlle Shibasaki d’étudier l’attitude du personnage de Lin et Yuria pour essayer d’en faire un mix, lorsque Reina s’adresse à Raoh, il faut que celle-ci fasse ressentir au spectateur une émotion qu’il n’avait pas encore ressentie avant dans la saga. Nous avons décidé de complètement changer l’expression du visage de Raoh en accord avec nos nouveaux dessinateurs, ce sera l’attrait principal de ce nouvel opus. Sur ce, j’espère que vous apprécierez ce film!

legende_sauveur_cast5Hiroshi Abe : Mon premier contact avec Hokuto no Ken, c’était lors de ma période au lycée. J’ai lu un manga de Hokuto no Ken, et j’ai tout de suite été captivé. Je me suis alors procuré les autres et je les ai dévorés tour à tour, et chaque volume je me mettais toujours plus dans la peau du personnage principal, aujourd’hui encore je ressens la même chose en visionnant les DVDs de la série. L’autre jour d’ailleurs, je buvais un verre d’alcool avec 5 de mes amis, et je me suis mis à parler comme Kenshirō, il ne valait mieux pas m’ approcher…(rires). Une magnifique prestation de comédien n’est-ce pas!? Je pense que j’aurais très pu faire un rôle de “méchant”, mais je peux vous assurer que je n’aurais cru personne il y a 20 ans si on m’aurait dit que je jouerais le rôle de  Kenshirō, c’est comme dans un rêve mais… Avant le début de cette promotion du film ici, je me suis réécouté un petit “Tu es déjà mort!”, et à vrai dire bien que j’aime beaucoup cette réplique je ne comprends toujours pas son sens réel ! (rires généralisés). Je vais continuer à apprendre et à faire tout mon possible pour pouvoir reproduire un Kenshirō le plus brillamment possible.

Est-ce que vous avez une idée de comment représenter le charme de Kenshirō?

Hiroshi Abe : Mmmh… Il faut dire que je n’ai pas beaucoup de lignes de texte (rires). A la rigueur je pourrai essayer avec le “Atatatatata…!!”, mais je pense que cela sera un peu difficile, mais bon j’essaierai de faire de mon mieux.

legende_sauveur_cast7Mlle Shibasaki : Si mes souvenirs sont bons, je pense que la première fois où j’ai entendu parler de Hokuto no Ken c’était en plein milieu de l’école primaire. J’avais regardé la série TV, et bien que je ne sois pas devenu une fan, j’avais dans mon entourage un bon nombre d’amis qui étaient tous des fans ardus de la saga. En ce qui concerne ce film, je me suis engagée sans réelle conviction. (rires). J’ai une certaine anxiété envers ce qui m’attend, et je ne voudrais pas casser le mythe dans le monde entier, mais je ferai tout mon possible pour faire une bonne prestation.

A quel point est-ce que le charme de Hokuto no Ken vous atteint-t-il ?

Shibasaki : Pour être honnête, pas des masses… En fait la seule chose dont je me souviens de Hokuto no Ken, c’est la violence, des drames humains, et des gros biscotos! (rires).

Est-ce que vous arrivez malgré tout à vous fondre dans la peau du personnage de Leina ?

Shibasaki : Pas vraiment, puis que je n’ai pas encore lu le scénario ! Je vais le lire de suite ! (rires) Malgré cela, j’arriverai probablement à fusionner avec l’esprit de cette femme.

legende_sauveur_cast6Takashi Ukaji : J’ai dû entendre parler de Hokuto no Ken à peu près dans la même période que Mr. Abe, vers la vingtaine… Je me souviens avoir dévoré les volumes comme un fou. Jusqu’à aujourd’hui, je pense que la légende de Hokuto no Ken est restée gravée dans la mémoire des gens, que cela soit dans un salon de café ou une station service, on en entendra toujours parler. A l’époque je ne me souviens plus combien de temps je passais devant cette œuvre, à lire et à relire, sans cesse, je pouvais rester 2 voire 3 heures sans me lasser. En ce qui concerne mon travail actuel pour le rôle de Raoh… eh bien différents sentiments très opposés les uns les autres viennent me tarir… Mais bon… Je tiendrai bon ! Honnêtement ! (rires). Malgré mon apparent faible niveau dans le domaine, je fournirai un travail acharné et puiserai au plus profond de mes ressources !

Est-ce que vous aimez, et vous sentez en tant que Raoh ?

Takashi Ukaji : Disons que j’aime surtout le contraste qu’il y a entre le caractère de Kenshirō, et celui de Raoh, 2 personnages que je trouve malgré tout complémentaires. Kenshirō c’est l’espoir absolu, c’est le côté de la lumière. Alors que Raoh, je pense qu’il est plutôt du côté de l’ombre. A chacune de ses actions, il a une assurance absolue. A chacune de ses apparitions, il laisse une image noire derrière lui tout en faisant des choses tout à fait convenables et honorables pour un guerrier, tout comme moi je pense.

Durant la période de post-synchronisation pour la promotion du film, cela a dû être un dur challenge pour vous, comment cela s’est-il passé ?

Takashi Ukaji : Eh bien je peux vous dire que j’ai puisé jusqu’au plus profond de mes ressources. Mais pour être honnête, j’ai été superbement coaché, par contre lorsque je voyais l’affiche promotionnelle et que j’entendais la voix de Mr. Abe, je me disais que j’étais cuit ! (Rires). Mais bon, grâce à toute ma bonne volonté et au soutien du staff entier, je ne lâcherai pas prise et je ferai de mon mieux!!

Buronson : A vrai dire je ne sais pas trop quoi dire d’intéressant, seulement que cela me fait énormément plaisir de voir tout ce beau monde ici réuni pour en parler. Nous deux, ici présents, avons plutôt le même avis et le même souhait pour ce nouveau projet. On doit bien avouer que le Hokuto no Ken auquel nous avons eu droit jusqu’à aujourd’hui était assez différent de l’œuvre originale, nous espérons juste que ce nouveau Hokuto ne s’éloignera pas trop de ses origines. Je suis très impatient de voir ça de mes propres yeux, et serai très heureux que cela plaise au public.

Mr.Tetsuo Hara, l’actuel projet se décompose en 5 parties, quels sentiments avez-vous à l’égard de ce projet ?

Tetsuo Hara : Disons que dans le manga il n’y a pas de couleurs, ni de voix. Je fais une entière confiance au réalisateur pour ceci.

Mr. Abe. A quel point est-ce que Kenshirō vous plaît-il ?

Hiroshi Abe : Pour faire simple, je pense que ce n’est pas uniquement Kenshirō qui me plaît, mais c’est tous les messages et l’apparence qui sont véhiculés par l’œuvre toute entière. L’amour n’est-t-il pas un thème à lui tout seul? Bon ou mauvais, au final c’est toujours l’amour qui triomphe, rien qu’à voir le thème romanesque de chacun de ces hommes, cela me suffit pour apprécier dans sa pleine mesure cette œuvre fantastique. En réalité, même les “méchants” ont une classe incroyable dans cet opus, et Kenshirō n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan à mon avis.

Vous ne trouvez pas que vous avez le même regard que lui ?

Hiroshi Abe : S’il vous plaît! (Rires) J’ai essayé une fois de l’imiter dans “Trick” (programme diffusé sur TV Asahi), mais ça n’allait pas plus que ça. (Rires). Je n’ai plus qu’à m’infliger 7 cicatrices sur le haut du corps pour y arriver je pense (Rires).

Pouvez-vous nous donner vos impressions quand à la première fois que vous avez interprété Kenshirō.

Abe : Eh bien la première fois que je regardais le personnage sur l’écran dans toute sa prestance, je n’ai rien trouvé de mieux à dire que… “Oooh très bien!” (Rires). Après un petit moment de concentration, je me suis senti comme étant un homme formidable !

Mr. Ukaji, comment cela s’est-il passé avec Raoh ?

Ukaji : L’image que je me faisais vaguement de Raoh à l’intérieur de moi était une image de force et de puissance, c’est à partir de ça que je me suis imprégné du personnage. C’est avec ça que je me suis plongé dans l’histoire, et malgré toutes les difficultés que je pourrai avoir, je m’accrocherai jusqu’au bout !

Mlle Shibasaki, qui préférez-vous entre Kenshirō et Raoh ?

Shibasaki : Malgré le fait que j’aime bien les gros muscles, je dois dire que je préfère Toki !(Rires).

Pourquoi Toki ?

Shibasaki : … La pitié ? (Rires).

Si vous étiez réellement dans l’univers de Hokuto no Ken, que feriez-vous ?

Ukaji : Vraiment pardonnez-moi, mais depuis mon plus jeune âge on ne m’a jamais posé une question aussi drôle. (Rires). Je ne sais pas vraiment ce que je ferais de particulier dans cet univers, je suivrais mon destin et mes sentiments tout simplement.

Comme Raoh je suppose ?

Ukaji : Mmmh, Peut-être bien. Mais certainement pas comme Kenshirō !! Je déteste Kenshirō! (Rires).

Abe : Je pense que Kenshirō est un homme bon. Eh oui, je m’aime moi-même! (Rires). Sinon, à savoir comment je vivrais dans le monde de Hokuto no Ken, je dirais comme un simple adulte.

Shibasaki : J’aime bien le personnage de Lin… Mais puisque Reina est l’ombre de Raoh, je dirais que je me battrais dur comme fer ! Bien que le rôle de cette femme soit totalement différent de ma façon de vivre.

Commentaire(s)

Un gaiden est un mot japonais signifiant "histoire parallèle" ou "conte". Le mot est utilisé fréquemment dans la fiction japonaise pour décrire un spin-off d'une oeuvre existante, ce n'est ni une séquelle, ni une préquelle. Cependant, certains gaiden sont aussi des réécritures d'histoires connues, mais vues depuis un autre personnage, une sorte de flashback.

Un Kanzenban est un volume en édition collector. Ces volumes sont généralement plus coûteux et plus fournis, avec des caractéristiques spéciales telles que des couvertures conçues spécifiquement, un papier de plus haute qualité, une couverture de protection spéciale, etc.

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Un tankōbon est le terme japonais pour un recueil de chapitres de manga. En 1955, les éditeurs décident de republier les mangas diffusés par intermittences dans les magazines en un format poche à couverture souple. Il compile plusieurs chapitres d'une même série et les publie sur du papier de haute qualité. Ce sont ces versions qui sont utilisées pour les traductions européennes et américaines.

Weekly Shōnen Jump, fréquemment abrégé en Shōnen Jump, est un magazine de prépublication de mangas hebdomadaire de type shōnen créé par l’éditeur Shūeisha le 2 juillet 1968 et toujours en cours de publication. Il fait partie de la gamme de presse « Jump » de l’éditeur, celle-ci étant destinée à un public masculin de tous âges.