Interview Japan Expo (2013)

hara_2013-9Invité d’honneur de Japan Expo 2013, Tetsuo Hara s’est prêté à l’exercice de la conférence publique au sein de la scène principale, comme l’ont fait ses illustres prédécesseurs lors des éditions précédentes. Accompagné de Nobuhiko Horie, son responsable éditorial et ami de longue date, l’auteur de Hokuto no Ken est longuement revenu sur sa carrière.

Bonjour Messieurs Hara et Horie et merci d’être venus tous les deux en France pour rencontrer votre public. Cela fait très longtemps que vous vous connaissez tous les deux, pouvez-vous nous parler de votre rencontre ?

Tetsuo Hara : J’étais encore au lycée lorsque j’ai souhaité entamé ma carrière de mangaka. Je voulais devenir l’assistant de Buichi Terasawa (Cobra) qui en cherchait justement un, et après avoir répondu à l’annonce, je reçus plusieurs appels de M. Horie pour préparer ce travail. C’est ainsi que nous nous sommes rencontrés, j’avais alors tout juste 18 ans.

Nobuhiko Horie : Petite anecdote croustillante, en réalité M. Terasawa ne cherchait absolument pas d’assistant à l’époque, c’est moi qui ai pris la décision de lui en attribuer un; j’estimais que ça serait bien pour lui qu’il ait un jeune regard qui puisse l’aider. J’ai donc moi-même publié dans le Shônen Jump l’annonce de recherche d’assistant à laquelle M. Hara s’est présenté !

Avez-vous placé immédiatement M. Hara au service de M. Terasawa, ou bien avez vous fait autre chose auparavant ? Combien de temps est-il resté assistant avant de devenir lui-même mangaka ?

Tetsuo Hara : Alors que je devais commencer à assister M. Terasawa, sa série était sur le point de se conclure, aussi ai-je été réorienté vers un autre mangaka, Yoshihiro Takahashi, pour qui j’ai travaillé environ un an et demi. Lors de nos premiers échanges, M. Horie m’avait promis que je deviendrai pro au bout d’un an. Au final, cette période de travail d’assistant a donc duré six mois supplémentaires. Cela ne semble pas si long, mais il se trouve que je n’aimais pas du tout le trait de M. Takahashi. J’ai exprimé à plusieurs reprises mon désintérêt, en rappelant le fait que j’étais venu pour collaborer avec M. Terasawa. Mais M. Horie me disait qu’il fallait que je travaille avec un des auteurs du moment dans le Jump et que cela serait une expérience très importante. Avec le recul, les faits lui ont donné raison ; très rapidement, M. Takahashi m’a confié des tâches de plus en plus importantes, jusqu’au dessin des personnages principaux, chose peu courante dans le métier d’assistant. Au final, je reste très reconnaissant pour tout ce que m’a appris cet auteur.

A l’époque, vous preniez également des cours d’écriture auprès du scénariste Kazuo Koike (Lone Wolf & Cub, Lady Snowblood). Qu’avez-vous appris pendant ces cours ? En quoi cela vous a-t-il aidé à devenir professionnel ?

Tetsuo Hara : Si j’ai appris beaucoup de choses au niveau des techniques du dessin avec M. Takahashi, ce que j’ai appris avec M. Horie se situe davantage au niveau de la création des personnages : comment leur donner plus de vie, comment les rendre intéressants, … Plus jeune, j’avais surtout envie de créer des héros super classes qui se battaient entre eux, et je ne réfléchissais pas au reste. Avec ces cours, j’ai appris à donner une âme à mes personnages, à les rendre plus humains, à les distinguer plutôt qu’à faire de multiples copies d’un même portrait.

M. Horie, comment avez vous su que monsieur Hara était prêt à devenir professionnel ? Qu’est-ce qui fait qu’au bout d’un an et demi, vous avez senti qu’il pouvait se lancer sur sa première série ?

Nobuhiko Horie : En ces temps-là, M. Hara m’apportait sans cesse des ébauches de scénario. A chaque fois, j’étais impressionné par la force de ses dessins et la puissance dans ses traits, avec des représentations de combat comme je n’avais jamais vu. Je pense qu’à l’époque, c’était le meilleur dessinateur dans le genre action/combat. Quand il mettait en scène un personnage se faisant frapper en pleine figure, je ressentais moi-même l’impact des coups, tellement son trait était précis et impressionnant. J’ai donc compris très rapidement que son talent devait s’exprimer par la voie professionnelle. D’ailleurs, M. Terasawa m’a longtemps supplié pour avoir Tetsuo Hara et Tsukasa Hojo (City Hunter, Cat’s Eyes) comme assistants. Mais je lui ai toujours refusé ce privilège, en lui rétorquant : « Ils dessinent mieux que toi, je ne vais pas te les laisser ! » (rires)

Après un an et demi est donc arrivée votre première série : Tetsu no Don Quichote. Le succès a-t-il été immédiat ? Pouvez vous revenir sur cette époque qui marque votre première collaboration ?

Tetsuo Hara : Cette histoire c’était une idée de M. Horie qui m’avait dit  : « Ce qui marche en ce moment, c’est le moto-cross. Si on fait une série dessus, tu vas voir, ça va faire un gros succès ! »

Finalement, le boom des moto-cross n’est jamais venu, comme vous vous en doutez… De plus, je n’avais pas vraiment envie de dessiner des histoires sur ce milieu dont je ne connaissais rien. Mais comme on m’a dit de le faire, je l’ai fait. Seulement, pour pouvoir continuer, il fallait que la série soit au moins dans les huit premiers titres les plus populaires du Jump. Nous pensions avoir de la marge, et pourtant… dès la première semaine, ce fut un échec cuisant ! (rires)

Avec le recul, c’est assez amusant, car ayant toujours eu un style plutôt réaliste, on m’a demandé à l’époque d’avoir un trait à l’ancienne, avec des yeux bien grands, des pupilles pleines de reflets… Je pense que ce style hors de mes habitudes était une des principales raisons de cet échec commercial.

hara_2013-7
Arrêtons-nous un peu sur la question du dessin. M. Horie, dans certaines interviews, vous louez souvent le talent prodigieux de M. Hara, en exprimant l’apport majeur de son trait au genre manga. Pouvez vous expliquer en quoi le style de monsieur Hara a bousculé les codes du Shonen Jump  ?

Nobuhiko Horie : Le trait de M. Hara est fortement inspiré d’artistes anglo-saxons qui ont un style très particulier, comme Frank Frazetta. Il cherche à se rapprocher d’un réalisme qui n’était pas forcément à la mode dans le style manga de l’époque, qui prônait plus l’emploi du super-deformed et autres techniques pour exagérer les expressions des personnages. Je pense que la démarcation de son style lui a permis d’atteindre un tel succès, même s’il y a eu une évolution flagrante entre Don Quichote et Hokuto No Ken.

Justement, Hokuto No Ken est le manga qui nous a permis de découvrir votre travail, connu chez nous sous le titre Ken le Survivant. Après la fin précipitée de la série précédente, vous rebondissez immédiatement avec ce nouveau titre, qui sera au final votre plus grand succès. Comment est né ce projet ?

Tetsuo Hara : Pendant la publication de Don Quichote, nous nous sommes vite rendus compte que la série ne rencontrait pas le succès voulu. Au bout de la quatrième semaine de publication, M. Horie est venu me voir un soir dans mon atelier et, le saké ayant fait son effet après une longue soirée, nous étions tous deux dans un certain état d’ébriété. Il m’a alors jeté un livre en me disant : « Tiens, je suis allé faire un tour dans le quartier des bouquinistes a Tokyo et j’ai trouvé ça. Tu ne veux pas qu’on fasse une histoire sur les arts martiaux chinois ? C’est sur les points de pressions du corps humain, on n’aurait qu’à faire une histoire où les personnages explosent quand on appuie dessus, ça serait génial ! »

J’étais donc assez bouleversé : on m’avait demandé de dessiner du moto-cross, et je m’y employais sans trop réfléchir, et là tout d’un coup voilà qu’on me propose un tout autre genre ! Mais je ne vais pas vous cacher que dès le début, j’étais emballé par l’idée. J’ai toujours été très fan des arts martiaux et des personnages classes comme Bruce Lee. Etant donné que je n’étais pas très satisfait de mon manga en cours, j’ai sauté sur cette occasion, en lançant ce nouveau projet en parallèle de la conclusion du précédent. C’est donc ainsi qu’a démarré Hokuto No Ken. Mais ne vous faites pas de fausses idées sur moi, je ne bois pas tant que ça d’habitude ! (rires)

Comment mettiez-vous en place l’univers de Hokuto no Ken, son histoire, ses personnages, …? Pouvez vous expliquer vos méthodes de travail  ?

Nobuhiko Horie : Avant même de commencer Ken, j’avais déjà des idées en tête : cette histoire des points de pression, le fameux « Tu ne le sais pas encore mais tu es déjà mort. »,… Ainsi, nous avons commencé à réfléchir ensemble à tout le reste. J’ai présenté à M. Hara quelques idées de départ qu’il a ensuite mis en page et en image. Mais à cette époque nous étions très peu au sein du Jump, et je ne pouvais pas délaisser mon rôle d’éditeur très longtemps. Il me fallut donc chercher aussi un scénariste pour me remplacer, jusqu’à rencontrer M. Buronson. A partir de là, ce dernier prit l’histoire en main, me permettant de revenir à mon rôle de responsable, m’occupant simplement de la révision et de la relecture de la série. M. Hara, quant à lui, restait bien sûr focalisé sur le dessin.

Pour le public français, Hokuto No Ken représente une histoire un peu particulière, en étant la source de débats liés à sa violence, du fait d’une diffusion orientée vers un public trop jeune. Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez travaillé la mise en scène de cette violence ? Il faudrait enfin que le public français comprenne qu’il n’était pas vraiment équipé pour comprendre cette série, ce pendant de la culture nippone en bande dessinée.

Tetsuo Hara : En effet, depuis que je suis arrivé en France, on m’a beaucoup parlé des scandales liés à la violence de la série. C’est assez surprenant pour moi, car l’oeuvre n’est pas considérée comme cela au Japon et n’a pas été créée dans ce sens là. Hokuto no Ken, c’était surtout l’histoire d’un héros, d’un sauveur qui vient mettre une rouste à des méchants très méchants. Il n’a alors aucune autre solution que de les tuer et c’est donc pour ça que la série passe par ces scènes, où le héros fait ce qu’il a à faire. Pour désamorcer un peu cette violence au Japon, nous avons créé toute une base d’onomatopées et des sons grotesques, mais qui apparemment n’ont pas passé le filtre de la traduction française. Certaines onomatopées sont devenues des mots cultes au Japon : tout le monde connait par exemple le mot « Shibebu » qui ne signifie rien au départ, mais que nous avons inventé pour désigner une explosion. Il a même fini par rentrer dans le langage courant, les japonais l’utilisent par exemple entre amis pour rire pour se dire « tu vas exploser », jusqu’aux plus jeunes dans la cour d’école. Au-delà de la dédramatisation, ces mots ont permis à Ken d’être apprécié pour son histoire, mais aussi par ce côté comique qui a plu a un large public. Il a ainsi permis de contrebalancer le sérieux et la violence de l’oeuvre pour pouvoir prendre l’oeuvre comme elle est, et de l’apprécier à son juste titre. En revanche, j’ai entendu dire que la version animée française a également connu une accentuation du second degré par le biais des doublages. Que ce soit volontaire ou non, ce fut en tout cas présent, et au final ce n’est pas si mal.

Au-delà de ce côté comique dédramatisant, nous voulions également mettre en avant les nombreux aspects de l’intrigue : les histoires d’amour et de fraternité, le parcours de souffrances de Ken,… Cela était pour nous le thème principal de cette série, au-delà de la violence que beaucoup de gens retiennent. Après, au Japon, nous avons également fait face à quelques groupes opposés à notre série, souhaitant son arrêt prématuré. Mais cela reste mineur par rapport à ce qui a pu se passer en France.

Ken a rapidement obtenu une place particulière dans la bande dessinée japonaise. Avec le recul, comment expliquez-vous son succès immédiat ?  Etait-ce simplement l’attrait de la nouveauté ?

Tetsuo Hara : Comme je l’ai évoqué plus tôt, j’étais extrêmement fan de Bruce Lee dans ma jeunesse, je regardais ses films en boucle. J’avais environ 15 ans lorsqu’il est mort, et l’annonce de son décès a provoqué un blanc en moi. Il manquait quelque chose à ma vie et j’avais un irrépressible besoin de me replonger dans ce genre d’histoires, pour retrouver le même frisson. Ne trouvant personne capable de combler ce vide, je me suis alors dit que ce serait à moi de le faire, non pas en film, mais en manga. L’entrée dans le monde professionnel, quelques années plus tard, m’a offert cette chance. Bruce Lee a provoqué un boom des films d’arts martiaux, mais comme tous les booms, il était destiné à s’effondrer. Pour moi ça ne pouvait pas s’arrêter comme ça, et je n’étais pas le seul à avoir ce genre d’attentes après sa disparition. Aussi, je pense que le public a compris ce que voulais faire passer, s’est reconnu dans mes motivations, et c’est ce qui explique le succès de Hokuto no Ken.

Outre l’influence de Bruce Lee, vous avez également mentionné l’importance de la figure paternelle dans votre imaginaire et dans la constitution de vos personnages. Pouvez vous nous parler de votre enfance ? Comment a-t-elle développé votre imaginaire ?

Tetsuo Hara : Mon père était très différent de moi : il était très sportif, faisait plein d’activités dont la pratique des arts martiaux. Moi, j’étais passionné par le dessin et je restais souvent enfermé dans ma chambre, à dessiner tout le temps. Je me faisais souvent traîner dehors pour faire du baseball, alors que le sport n’était vraiment pas ma passion. Mon père était vraiment quelqu’un de très musclé, de très impressionnant, qui aimait se battre au sens propre. Cela arrivait souvent qu’il rentre les poings ensanglantés et la veste déchirée au niveau des épaules… Il faisait un peu peur en fait ! De plus, il regardait beaucoup de films de yakuzas et me demandait même de les regarder avec lui. Tout ceci a sans doute eu une influence sur moi… (rires)

Vous êtes revenu de nombreuses années plus tard sur l’univers de Ken, en déplaçant son univers dans une autre époque, via la série Sôten no Ken (Ken, Fist of the blue sky). Que vous apportait le fait de revenir sur cette saga ? En quoi cela était-il différent ? On sait par exemple que Buronson était moins impliqué sur ce projet. Que pouvez-vous nous en dire ?

Tetsuo Hara : La génèse de Sôten No Ken est assez complexe, il me faut revenir un peu en arrière pour vous l’expliquer. Quand j’ai terminé Hokuto No Ken, j’avais 27 ans, alors que j’en avais 39 au début de cette nouvelle série. Entre temps, beaucoup de choses se sont passées, en particulier certains soucis avec la Shueisha. Nous avons été mis sur la touche, considérés comme vieux et inutiles. M. Horie a été envoyé dans d’autres magazines qui n’avait plus grand rapport avec le manga et lui et moi n’étions vraiment pas satisfait de cette situation. Nous nous sentions comme installés sur un siège éjectable, et nous avons décidé de prendre le taureau par les cornes en fondant notre propre maison d’édition. Cela représentait un vrai challenge, et comme nous étions connus pour Hokuto No Ken, quoi de mieux que de revenir vers cet univers pour lancer cette renaissance ? C’est ainsi qu’est né Sôten no Ken.

Quant à l’éloignement de M. Buronson, il s’explique par les enjeux de cette nouvelle aventure. Nous nous lancions dans un vrai coup de poker, et nous voulions le préserver des retombées si elles s’avéraient mauvaises. Nous nous sommes donc permis un peu de l’éloigner du projet, pour son bien.

Nobuhiko Horie : En fait, je suis responsable du scénario de Sôten no Ken. Je n’apparais pas dans les crédits pour des raisons légales, mais c’est bien moi qui suis a l’origine de cette histoire. D’ailleurs, le thème de ce spin-off est vraiment différent que celui de la première série. Cette fois, nous voulions plutôt montrer comment un homme peut laisser tout derrière lui pour partir pour accomplir sa vengeance.

Parlons à présent de Ikusa No Ko, votre dernière série en cours avec pour héros Oda Nobunaga. Comment décririez-vous l’évolution de votre rapport avec votre héros ? Avez-vous mûri l’envie de dépeindre une autre forme de psychologie et d’héroïsme ?

Tetsuo Hara : Pour revenir à mes débuts, Hokuto No Ken représente tout ce que j’avais envie de dessiner plus jeune : des hommes forts, des combattants charismatiques, des héros auxquels on a envie de s’identifier et de ressembler. Je commençais à peine ma carrière de professionnel et c’était exactement le genre d’histoire que je voulais dessiner. Vous imaginez bien qu’après cinq ans passés sur cette série, j’étais tellement satisfait que je ne savais plus trop quoi faire de ma vie. Je me disais que j’avais déjà gagné pas mal d’argent, de quoi pouvoir tranquillement boire et manger jusqu’à la fin de mes jours.

Et puis, la réalité des impôts m’ayant rattrapé, il a fallu quand même que je continue à travailler ! M. Horie venait m’ennuyer tout le temps pour me relancer, et j’ai fini par craquer. Je me suis remis à dessiner et j’ai alors découvert le jidaimono, les récits historiques dans un contexte médiéval/féodal. Je suis resté passionné pour ce genre tout au long de l’écriture de Keiji, jusqu’à ce que le manga se termine.

Ensuite j’ai pris de l’âge et j’ai commencé à dessiner Sôten No Ken avec, comme vous l’aurez remarqué, beaucoup plus d’humour que dans Ken. Forcément, à 40 ans, nous n’avons pas forcément la même vision du héros que l’on a à 20 ans.

Maintenant j’ai passé la cinquantaine, et je ne veux plus faire face au modèle de grand frère, du héros puissant qui arrive et qui sauve tout le monde. Ce n’est plus du tout ce que j’ai envie de faire et cette envie ne reviendra sans doute jamais. Avec l’âge, on en vient à idolâtrer des personnages plus jeunes, avec cette fougue juvénile, cette puissance et ce potentiel latent. Ils deviennent ce point de focus qui anime aujourd’hui ma passion, et c’est ce que j’ai voulu faire en dessinant l’enfance d’Oda Nobunaga.

hara_2013-8

Et c’est sur cette dernière question que s’est conclu l’entretien avec Tetsuo Hara et Noubuhiko Horie. En guise de conclusion, le mangaka ne s’est pas prêté à l’habituel exercice du dessin réalisé à la volée, mais a simplement présenté une toile à ses fans, aux couleurs d’Ikusa no Ko, sa dernière série en date. C’est donc sur un sentiment relativement mitigé que nous serons sorti de cette conférence, car si l’auteur semblait relativement décontracté, l’échange aura été relativement monotone, loin d’un véritable échange avec ses fans qui purent rester sur leur faim.


Lire aussi

Commentaire(s)

Un gaiden est un mot japonais signifiant "histoire parallèle" ou "conte". Le mot est utilisé fréquemment dans la fiction japonaise pour décrire un spin-off d'une oeuvre existante, ce n'est ni une séquelle, ni une préquelle. Cependant, certains gaiden sont aussi des réécritures d'histoires connues, mais vues depuis un autre personnage, une sorte de flashback.

Un Kanzenban est un volume en édition collector. Ces volumes sont généralement plus coûteux et plus fournis, avec des caractéristiques spéciales telles que des couvertures conçues spécifiquement, un papier de plus haute qualité, une couverture de protection spéciale, etc.

Seuls les mangas les plus populaires paraissent sous ce format.

Un tankōbon est le terme japonais pour un recueil de chapitres de manga. En 1955, les éditeurs décident de republier les mangas diffusés par intermittences dans les magazines en un format poche à couverture souple. Il compile plusieurs chapitres d'une même série et les publie sur du papier de haute qualité. Ce sont ces versions qui sont utilisées pour les traductions européennes et américaines.

Weekly Shōnen Jump, fréquemment abrégé en Shōnen Jump, est un magazine de prépublication de mangas hebdomadaire de type shōnen créé par l’éditeur Shūeisha le 2 juillet 1968 et toujours en cours de publication. Il fait partie de la gamme de presse « Jump » de l’éditeur, celle-ci étant destinée à un public masculin de tous âges.