Biographie « Hokuto no Ken : All About The Man » (1986)

All about the manL’unif

Pendant ses années passées à l’université, Tetsuo, aidé par les membres de son club manga publie Tenshin Ranman (Innocence), un magazine fait maison. Le premier volume n’est tiré qu’à 30 copies mais il est déjà d’une qualité extrêmement élevée. Il n’y aura malheureusement que 2 volumes. On retrouve dans le premier volume de Tenshin Ranman une petite histoire, Modern Life, tirée d’une nouvelle de Hoshi Shin’ichi et dont les dessins s’inspirent de Otomo Katsuhiro [Akira]. L’histoire raconte la vie d’un bandit et d’un jeune homme.

J’ai décidé de devenir manga-ka après avoir lu Sonota-kun de Sunoda Jirō durant ma troisième année de collège. J’ai ensuite essayé de faire plusieurs trucs mais je sentais que je devais apprendre plus, c’est ce qui m’a poussé à devenir l’assistant de Yaguchi Takao durant les vacances d’été. Malheureusement mon niveau était si bas que je n’ai reçu que des moqueries… Extrêmement dépité je me suis mis à dessiner une ébauche d’histoire, espérant être repris durant l’hiver, mais il était trop tard…

Essai manqué

Un essai qui était destiné à Tenshin Ranman échoua finalement dans les bureaux du magazine Boys’ Jump. Cette histoire ne fut pas rendue par les éditeurs, ce qui en fait une oeuvre inachevée. Cette histoire parlait d’un détective qui cherchait des moyens de capturer un criminel.

Cette ébauche était celle dont je parlais plus haut, elle n’arriva malheureusement pas à temps. Je l’avais également envoyée au bureau de Buichi Terasawa (Cobra) pour être pris comme assistant.

Première récompense

Le poste d’assistant de Buichi Terasawa étant pris, Hara étudia comme assistant de Takahashi Yoshihiro pendant un an et demi. Son travail durant cette période reçu le Fresh Jump Award [Super Challenger, gagnant du 33ème Fresh Jump Award en 82].

Je devais rendre mes travaux en novembre, justement la période où je tentais de passer mon permis. Je ne vous dit pas comment j’étais occupé et nerveux.

Les débuts

La première oeuvre personnelle de Hara fut Mad Fighter [Boys’ Jump Special Issue, Août 1982] ainsi que Crash Hero [Boys’ Jump, 1982, no. 43] qui servit de base pour The Iron Don Quichotte.

Mad Fighter était inspiré d’un film que j’avais adoré : Mad Max. L’histoire de Crash Hero par contre, avait été écrite par quelqu’un d’autre.

Première tentative

The Iron Don Quichotte fut écrit par cette même personne, mais la majeure partie de l’histoire revient à Hara. Cette histoire, qui mélangeait les arts martiaux avec le Moto Cross donnait un coup de fraîcheur dans le milieu des mangas conventionnels. Malheureusement cette série ne rencontra pas son public et se termina après dix semaines, peut-être à cause de son esprit trop innovant pour l’époque.

Je devais dessiner cinq épisodes avant que la série ne commence et quand elle débuta vraiment, le projet fut abandonné. Une fois que la série fut lancée il me fallait dix jours pour dessiner le boulot d’une semaine… les temps étaient difficiles pour moi.

Hokuto No Ken

Cette histoire Hokuto No Ken (lit., ‘Poing de la Grande Ourse’; version pilote dans le Boys’ Jump Special Edition, Avril 1983; réimprimé dans All About The Man en Mémoire de Hokuto No Ken)], fut dessinée juste après The Iron Don Quixote. Lorsqu’elle fut publiée comme ‘Fresh Jump’ story, elle obtint une popularité incroyable. Sa suite, Hokuto No Ken II (à ne pas confondre avec la deuxième série télé; dans le Boys’ Jump Special Edition, Juin 1983), conquit le cœur de nombreux lecteurs. En réponse à la demande des lecteurs de rendre la série hebdomadaire, une version améliorée de Hokuto No Ken, avec Buronson comme scénariste vit le jour dans le volume 41 de Boys’ Jump, daté du 26 Septembre 1983.

Le manga de combat que je voulais faire avant ça s’appelait Hokuto No Ken. J’avais une liberté quasi-totale, je pouvais faire exactement ce que je voulais. Je me rappelle cependant avoir réécrit toute l’histoire parce que je n’avais pas reçu l’accord d’une personne sous ma tutelle.


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Commentaire(s)

Un gaiden est un mot japonais signifiant "histoire parallèle" ou "conte". Le mot est utilisé fréquemment dans la fiction japonaise pour décrire un spin-off d'une oeuvre existante, ce n'est ni une séquelle, ni une préquelle. Cependant, certains gaiden sont aussi des réécritures d'histoires connues, mais vues depuis un autre personnage, une sorte de flashback.

Un Kanzenban est un volume en édition collector. Ces volumes sont généralement plus coûteux et plus fournis, avec des caractéristiques spéciales telles que des couvertures conçues spécifiquement, un papier de plus haute qualité, une couverture de protection spéciale, etc.

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Un tankōbon est le terme japonais pour un recueil de chapitres de manga. En 1955, les éditeurs décident de republier les mangas diffusés par intermittences dans les magazines en un format poche à couverture souple. Il compile plusieurs chapitres d'une même série et les publie sur du papier de haute qualité. Ce sont ces versions qui sont utilisées pour les traductions européennes et américaines.

Weekly Shōnen Jump, fréquemment abrégé en Shōnen Jump, est un magazine de prépublication de mangas hebdomadaire de type shōnen créé par l’éditeur Shūeisha le 2 juillet 1968 et toujours en cours de publication. Il fait partie de la gamme de presse « Jump » de l’éditeur, celle-ci étant destinée à un public masculin de tous âges.